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Franco Zehnder

Un autre monde

Laboratoire d’illusion et de fantaisie
22.10.16 - 28.05.17

Où se situe la limite entre la fantaisie et la réalité ? Comment distinguer le rêve du délire, l’illusion du désir, l’hallucination de la compréhension ? De quelle façon peut-on étudier ou représenter ce qui se déroule ailleurs ? L’exposition couvre deux siècles, en partant des nombreuses questions relatives à la psychose, l’hallucination et l’illusion. Pas pour raconter un récit historique classique, mais pour mettre en lumière cinq œuvres  personnelles de cette période, qui oscillent entre art, savoir et science. J.J. Grandville, Gustav Mesmer, Gerard Heymans, Jean Perdrizet et Mathew Kneebone ont tous créé ou dressé la carte d’un univers différent et ont ainsi tenté, à leur propre manière, de saisir l’insaisissable. Dans ces mondes, les crayons marchent, les vélos flottent dans les airs, la distance entre deux lignes parallèles est variable, les machines à écrire sont en contact avec les défunts et l’éclairage public s’éteint quand on passe devant. Un autre monde crée des passages : de ce monde vers l’autre, entre ces autres mondes et, peut-être, de cet autre monde de retour vers le nôtre.

Lié a l'exposition Un autre monde, il y une exposition Gustav Mesmer à art et marges jusqu'à le 11 juin. En collaboration avec Gustav Mesmer Stiftung / Musée Dr Guislain

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exposition

11.03.17 - 28.05.17
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Adoption

Entre aventure et blessure
24.11.16 - 16.04.17

Moïse, Tarzan et Superman : nous n’y prêtons pas attention, mais dans les récits populaires, le premier rôle est souvent attribué à un enfant adopté ayant des pouvoirs extraordinaires. Les mythes, les romans et les bandes dessinées regorgent de héros adoptés. L’exposition se penche sur cette fascination culturelle et la confronte avec des documents historiques et des questions actuelles. De quelle manière une origine colore-t-elle la quête d’une identité propre ? Comment évoluent les pratiques d’adoption ? L’intérêt de l’enfant, des parents demandeurs ou de la société est-il au centre des préoccupations ? Comment se déroulent les procédures et que se passe-t-il si elles font défaut ? Comment gérons-nous aujourd’hui les traumas consécutifs à l’adoption forcée ?

L’histoire diversifiée et délicate de l’adoption est exposée à l’aide de matériel documentaire, d’art ancien et contemporain, de littérature, de photographie, de fragments vidéo et de témoignages. Adoption. Entre aventure et blessure étudie la création de l’image sur les pratiques d’adoption, accorde de l’attention aux récits personnels et se niche dans un débat actuel.

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DOOREMAN

Musée Dirk De Wachter

Art & psychiatrie dans une époque borderline
25.06.16 - 25.09.16

Le Musée Dr. Guislain devient le Musée Dirk De Wachter le temps d’un été. Dans son livre Borderline Times, le psychiatre Dirk De Wachter dresse un diagnostic acéré de la société actuelle : nous vivons dans une époque borderline. Impulsivité, labilité émotionnelle, vide… Ce  sont non seulement des symptômes individuels, mais aussi les caractéristiques d’une évolution collective plus large. Dans ce diagnostic, Dirk De Wachter laisse beaucoup de place à la littérature, à la philosophie et à l’art. Le Musée Dirk De Wachter se met en quête de la façon dont l’art contemporain représente la société et l’époque actuelles, et de la façon dont il dévoile, avec son propre langage, les manquements et les opportunités.

Le grand intérêt porté au livre et à l’auteur en dit long sur les points névralgiques qu’aborde le psychiatre avec son œuvre, mais il évoque aussi la place qu’il occupe lui-même dans la société. Le Musée Dirk De Wachter rencontre le phénomène Dirk De Wachter et jette une nouvelle lumière sur d’autres psychiatres populaires qui, au fil du temps, ont occupé la scène publique, qui ont jeté un regard critique sur la société et qui ont ainsi considéré l’art comme un maillon indispensable.

L’exposition Musée Dirk De Wachter est une collaboration entre les psychiatres Dirk De Wachter et Erik Thys et les commissaires d’expositions du Musée Dr. Guislain.

Un catalogue richement illustré est édité à l’occasion de l’exposition (NL, 144 p., Éditions Lannoo).

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ARPAÏS du bois

trouver un moyen d’habiter le monde
05.03.16 - 29.05.16

Dans sa pratique de dessin quotidien ARPAÏS du bois enregistre, commente et réfléchit sur le monde qui l’entoure. Sa thématique va du monde intimement vécu aux grands événements politiques qui concernent le monde entier. Ainsi elle exprime sa lutte contre l’oubli, contre une vie trop rapide au sein d’un monde trop vite interprété. On peut concevoir les dessins comme des variations qui –avec une prise de distance et sous réserve – essaient de fournir une réponse au poids de la réalité.

Dans trouver un moyen d’habiter le monde ARPAÏS du bois montre une sélection de son œuvre et elle fait entrer ses dessins dans un dialogue avec les objets de la collection du Musée Dr. Guislain.

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© Michiel De Cleene

Hors de l’ombre

200 ans Frères de la Charité et psychiatrie
30.09.15 - 29.05.16

Le 30 septembre 2015, cela fera exactement deux cents ans que les malades mentaux ont été libérés des chaînes qui les retenaient dans la crypte du château médiéval de Gérard le Diable, à Gand. Le chanoine Triest et les Frères de la Charité furent à l’origine de cette initiative, qui peut être considérée comme le début des soins psychiatriques en Belgique.

À l’aide de photos, d’extraits de films et de témoignages, entre autres, Hors de l’ombre montre comment les malades mentaux étaient, et sont encore, bien trop souvent traités de manière indigne. L’exposition s’intéresse aux différences importantes qui existent, à travers le monde, en termes de prise en charge des malades mentaux et présente les nombreuses formes que prennent les chaînes aujourd’hui, mais aussi la manière dont elles sont brisées.

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Honte

31.10.15 - 29.05.16

Ce que nous voulons dissimuler devient visible. Ce dont nous ne voulons pas parler devient public. Du tabou à la timidité, de la pruderie à la gêne, du rougissement aux petits plaisirs coupables : l’exposition met en lumière un sentiment difficile à appréhender, mais omniprésent : la honte. Elle nous touche aux moments les plus inattendus et pour des raisons les plus diverses : quand nous disons quelque chose en public de manière déplacée ou à cause de petites ou grandes imperfections corporelles. Mais la pauvreté ou les problèmes psychiques nous font tout autant honte. Que nous le veuillons ou non, la honte influence nos faits et nos gestes.

Au même titre que les motifs qui poussent les individus à avoir honte diffèrent, la honte varie également en fonction du caractère de la personne, de l’époque à laquelle elle vit et de l’endroit où elle se trouve. La honte est un phénomène tant personnel que social : chaque individu, mais aussi chaque culture l’appréhende différemment. L’exposition Honte explore le terrain par des voies différentes : par le biais d’objets d’autres cultures, de documents issus de l’histoire de la psychiatrie ou de témoignages actuels. Des artistes modernes et contemporains thématisent ce sentiment dans la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo.

Un catalogue richement illustré paraît à l’occasion de l’exposition (N/F/A, 176 p., Éditions Lannoo).

Chantal Akerman, Francis Alÿs, Alioune Bâ, Sarah Baker, Michael Borremans, Claude Cahun, Tom Callemin, Robert Capa, Roy de Villevoye, Jim Dine, Desiree Dolron, Marcel Duchamp, Tracey Emin, Gao Brothers, Marc Garanger, Siebe Wiemer Glastra, George Grosz, Seymour Jacobs, Gert Jochems, Nicolas Karakatsanis, Willy Kessels, Meiro Koizumi, Frans Masereel, Paul McCarthy, Boris Mikhailov, George Minne, Lauren Moffatt, Hans Op de Beeck, Pablo Picasso, Auguste Rodin, Félicien Rops, Tammo Schuringa, Jan Sluijters, Miroslav Tichý, Patrick Van Caeckenbergh, Philippe Vandenberg, Jan Van Imschoot, Ina van Zyl…

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Marita De Sterck en Jonas Thys
Jonas Thys

Peau sale

Contes et tabous
21.11.15 - 21.02.16

Le petit Chaperon rouge, Cendrillon et la Belle au Bois dormant : nous pensons connaître ces contes, qui nous sont pourtant parvenus sous une forme édulcorée.L’anthropologue Marita de Sterck en a recherché, dans des manuscrits, archives et collections oubliées, les anciennes versions, plus crues. 

Dans leur variante non censurée, les contes sont tout sauf romantiques : la violence, l’horreur et l’érotisme y sont communs. Un bossu dégourdi séduit la fille frigide d’un roi, Peau sale abat des ouvrages bien plus sales que Cendrillon, un roi jeune engrosse une belle endormie et une mère fâchée fait de la soupe avec ses propres enfants. Les contes nous piquent et nous confrontent à la culpabilité, à la honte et au tabou. Comment des histoires pleines de cruauté nous apprennent-elles à gérer la réalité ? Peuvent-elles nous aider à exprimer des expériences douloureuses ?

Marita de Sterck nous laisse entrevoir ces perles que sont les contes populaires d’antan. Jonas Thys illustre les scènes clés avec des dessins puissants. Textes et images sont rassemblés dans l’exposition, qui révèle des peurs et un imaginaire à la fois dérangeants et familiers.

Contes extraits des ouvrages Vuil vel (Peau sale) et Beest in bed (Un bête dans le lit), compilés par Marita de Sterck et illustrés par Jonas Thys.

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exposition

(Photo)sensible

Portraits Psychiatres Patients 1865-2015
12.06.15 - 11.10.15

La naissance de l’hôpital psychiatrique et les balbutiements de la photographie datent de la même époque, vers la moitié du dix-neuvième siècle. Très vite, les psychiatres et les photographes se sont intéressés à leur univers mutuel. Jusque tard dans le vingtième siècle, on photographiait les patients pour en dresser une forme d’inventaire, dans une tentative de documenter la maladie plutôt que le malade. Dans les années soixante du siècle dernier, la relation a changé : à travers leur œuvre, les photographes ont dénoncé les situations intolérables en psychiatrie. L’évidence de l’hôpital psychiatrique appartient résolument au passé. En psychiatrie la fascination pour la photographie est toujours à l’ordre du jour. Mais l’enjeu a changé : le patient se met lui-même au travail pour offrir un regard sur son monde. (Photo)sensible. Portraits Psychiatres Patients 1865-2015 montre une histoire longue et intense, avec des lignes surprenantes et inattendues : des mains crispées, d’étranges courbes corporelles, des instruments médicaux à moitié dissimulés.

En été, encore trois autres expositions s’ouvrent à vous: Condemned, Facing Japan et Het Huis. Ces expositions ont lieu dans le cadre du festival gantois 80 Days of Summer.

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exposition
© Robin Hammond, Panos Pictures.

Condemned

Robin Hammond
12.06.15 - 11.10.15

Les lourdes crises qui ont touché les habitants d’Afrique subsaharienne au cours des cinquante dernières années ont laissé des traces sur la santé mentale. Les soins apportés aux malades mentaux sont limités – les ressources sont insuffisantes et le stigmate immense. Le photographe néozélandais Robin Hammond, gagnant du Dr. Guislain Award en 2014, a illustré ces personnes : une minorité sans voix, reléguée dans des coins oubliés d’églises, des ex-enfants soldats traumatisés enchaînés à des lits d’hôpitaux rouillés, des gens qui souffrent condamnés à une vie derrière des barreaux.

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exposition
©Stephan Vanfleteren
Boek bij de tentoonstelling

Facing Japan

12.06.15 - 13.09.15

Avec le soutien du Flanders Center d’Osaka, dix grands photographes flamands se sont rendus au Japon. Marleen Daniëls, Nick Hannes, Michiel Hendryckx, Jimmy Kets, Maroesjka Lavigne, Tony Le Duc, Charlotte Lybeer, Stephan Vanfleteren, Sarah Van Marcke et Rob Walbers ont chacun illustré le Japon à leur manière. Un pays qui alimente l’imagination, mais qui peut aussi être très contraignant.

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Karin Borghouts, foto uit Het huis © Karin Borghouts
Karin Borghouts, foto uit Het huis © Karin Borghouts

La Maison

Karin Borghouts
12.06.15 - 30.08.15

Un incendie a ravagé la maison des parents de la photographe Karin Borghouts. L’intérieur noirci évoquait des sentiments de chaos et de destruction, mais a aussi créé une étrange beauté dans les ravages laissés par le feu : un tableau calciné, un miroir noir, un personnage en porcelaine couvert de suie. Karin Borghouts a intuitivement décidé de fixer à jamais cet événement inattendu, ce qui a donné naissance à une série de photographies très personnelles et pour le moins particulières.

 

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exposition
© Ronny Delrue

Tabula Rasa

25.04.15 - 24.05.15

L’ exposition ‘Tabula Rasa’ est en dialogue avec l’exposition ‘Chambres Obscures’ et est le résultat d’une collaboration intense entre le Musée Dr. Guislain et la LUCA École des Arts.

La traduction littérale de ‘Tabula Rasa’ est table rase, qui donc regagne sa surface noire. L’ idée de ‘Tabula Rasa’ désigne le fait de recommencer à partir de zéro. Les pièces d’art contemporain dans l’exposition relient la mélancolie aux idées de volatilité, la mémoire humaine et la dynamique entre passé et futur. Les chambres blanches de Tabula Rasa s’harmonisent et sont en même temps en contraste avec ‘Chambres Obscures'. Ainsi les deux expositions sont montrées d’un nouveau point de vue.

Artistes: Marc De Blieck, Ronny Delrue, Lucas Devriendt, Tom Hallet, David Huycke, Margarita Maximova, Ellen Schroven, Irja Syvertsen, Ad van Campenhout, Hannelore Van Dijck, Philip Van Isacker en Nel Verbeke.
Surveillant: Wim Lambrecht

 

 

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exposition

Têtes caricaturales

Nez crochus et autres bajoues
14.03.15 - 27.09.15

Les préjugés et les stéréotypes existent depuis la nuit des temps. Dans l’antiquité grecque, on spéculait déjà largement sur la signification du corps et du visage. Que dissimule le visage ? Y a-t-il un moyen de « déchiffrer » une physionomie ? Et les « criminels-nés » existent-ils vraiment ?

Pourquoi croyons-nous que l’extérieur peut en dire plus sur l’intérieur, nos pensées et nos prédispositions ? Têtes caricaturales. Nez crochus et autres bajoues étudie plus en détail la relation entre le physique et l’âme, et sa place dans la psychiatrie, la criminologie et l’opinion publique. L’exposition illustre cette histoire intrigante mais problématique, et montre simultanément comment ces idées persistent encore aujourd’hui : les préjugés et les stéréotypes jouent un rôle non négligeable dans les médias et la vie quotidienne.

Têtes caricaturales est une coproduction avec le Teylers Museum d’Haarlem (Pays-Bas).

Un catalogue éponyme richement illustré paraît en même temps que l’exposition (N/E, 160 p., Uitgeverij Lannoo).

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Dees De Bruyne

14.03.15 - 31.05.15

En 1991, l’artiste Dees de Bruyne a vécu volontairement, pas comme patient, au grenier de la psychiatrie Dr. Guislain. Il a eu du contact intense avec les patients et ça a formé la base d’une série des peintures caractérisée par la passion, l’ érotique, l’ agression et des idées du monde disloquées. Dees De Bruyne était adoré par l’un et haï par l’autre. La série « Waanzin ?» de l’artiste de Gand a abouti à une exposition dans le Musée Dr. Guislain.

Le livre « Waanzin » qui vient avec l’exposition est à vendre au comptoir du musée.

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Dooreman

Dooreman

dessins
14.02.15 - 12.04.15

Le Musée Dr Guislain expose du 14 février au 22 mars des dessins de Gert Dooreman qui, depuis 2007 conçoit en tant que styliste maison des affiches, dépliants et catalogues contribuant ainsi  à la reconnaissance identitaire de notre institution. C’est à la suite de l’Award Carrière décerné par la Fondation Henry Van de Velde , lequel vient de lui être tout récemment remis, que le Musée a cru bon de mettre en exergue une partie moins connue de son œuvre : ces dessins. Bien que le grand public le connaisse aujourd’hui principalement pour son stylisme et son design, ses dessins, - s’ils sont sans doute d’une portée plus plus éphémère- n’en constituent pas moins, - vu leur qualité peu commune- un point d’intérêt indéniable dans la carrière de cet artiste.

Gert Dooreman a été récompensé cet année de l’Henry van de Velde Award pour l’ensemble de sa carrière. Ce prix a incité l’artiste à produire avec la maison d’édition  Lannoo une réédition actualisée, étoffée et complètement revisitée de sa monographie qui fit l’objet de tant d’éloges. L’accent  y est, en l’occurrence ,mis non seulement sur ses productions typographiques et stylistiques mais tout autant sur les créations plastiques et sur des sélections qui viennent compléter ses plus récentes réalisations .

Gert Dooreman, concepteur de livres et d’affiches réputé, a débuté sa carrière en tant qu’illustrateur travaillant entre autres pour des quotidiens et périodiques tels que De Morgen, Playboy et De Standaard. Pendant près de 15 ans, il allia son travail d’illustrateur à la mise au net pour se concentrer par la suite principalement sur les aspects graphiques et surtout typographiques. Il s’est ainsi fait un renom en tant que styliste attitré de Tom Lanoye, ainsi que par le restyling des médias tels que De Standaard et Humo, tout en concevant des affiches pour un nombre important de théâtres et la publication d’ouvrages produits par les principales maisons d’édition de Flandre et des Pays-Bas.

 

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exposition

Escale

Les institutions d'aide à la jeunesse entre romantisme et trauma
22.11.14 - 15.02.15

Un cocon où les enfants s’épanouissent: c’est l’image romantique du foyer. Mais que se passe-t-il lorsque la famille n’offre pas le cadre attendu ? Et si l’enfant mineur devient lui-même source de problèmes ? Les autorités doivent alors intervenir, dans son intérêt. Mais que cela implique-t-il pour l’enfant lui-même ? Son placement dans une institution d’aide à la jeunesse représente-t-il une escale, une halte ou une intervention qui influencera toute sa vie, et parfois le traumatisera?

Escale présente l’histoire de l’aide à la jeunesse : de l’optimisme des institutions qui se veulent des alternatives pédagogiques jusqu’à la sensibilité récente à l’égard des pratiques pouvant fragiliser l’enfant. Les institutions d’aide à la jeunesse prodiguent des soins et une protection, mais peuvent également laisser des blessures. Les enfants y sont-ils éduqués ou infantilisés ? Escale répond à un ardent et actuel débat de notre société et propose d’intensifier par le visuel les questionnements autour de l’aide à la jeunesse.

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© Erwin Olaf

Chambres Obscures

Sur la mélancolie et la dépression
18.10.14 - 31.05.15

De tout temps, l'homme abattu et tourmenté suscite notre questionnement. Quelle peut donc être la différence entre un génie connaissant des passages à vide et le dément assailli de mélancolie ? Quelle peut être l'influence des différentes humeurs corporelles sur les humeurs de l'esprit ? L'excès de mauvaise bile peut-il être la cause d'accès mélancoliques ? Dans quelles circonstances l'humain subit-il  les effets des saisons et quel est donc ce rôle mystérieux attribué à Saturne ?

Chambres obscures illustre différentes formes et apparitions d'une mélancolie séculaire mais fait aussi la lumière sur son corollaire contemporain qu'on nomme dépression. L’exposition démontre dans quelle mesure le spleen et la mélancolie ont non seulement  été l’attribut d'un grand nombre d'artistes et de chercheurs mais constituaient également leur source d'inspiration. Chambres obscures jette un regard sur la fascination artistique face à ses répercussions psychologiques.

Un catalogue richement illustré a été publié à l’occasion de cette exposition (N/F/A, 144 p., Uitgeverij Hannibal).

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exposition

Je vois ce que tu ne vois pas

Art et autisme
19.07.14 - 21.09.14

Je vois ce que tu ne vois pas et la couleur est … rouge: nous disait la comptine. Devine donc ce que c’est !?  Ce que je vois !? Ce qui hante dans ma tête!? L’objet que ‘je vois’ se trouve dans cet espace et j’en annonce la couleur comme un indice. Les participants devinent jusqu’à donner la langue au chat: le jeu est hasardeux, amusant, énervant et hilare. Passe-t-on à côté de ce qui brûle? Ne remarque-t-on pas le petit détail? Voit-on comme les autres?

Je vois ce que tu ne vois pas expose les œuvres d'artistes frappés d'autisme. Va-t-on voir les choses différemment du seul fait de le savoir? Les préjugés, les stigmatisations, le ‘que sais-je ?’ de l'autisme vont-ils influencer notre manière de voir les choses ? Ou tout cela ne jouerait-il pas et l'œuvre serait-elle aussi bonne ou nulle, jaune ou bleue comme celle d'artistes non autistes? Je vois ce que tu ne vois pas laisse la question ouverte. Mais le défi ne consiste-t-il pas à  regarder, comme dans le jeu,  au départ d'un indice, l’œuvre sans a priori, pour en trouver la clé?

En collaboration avec akku e.V. (Autismus, Kunst und Kultur)

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Roger Ballen

Voyageur dans la psyché
22.03.14 - 31.08.14

L’œuvre du photographe Roger Ballen (New York, 1950), qui vit en Afrique du Sud, subsiste. Il a acquis une renommé internationale avec ses portraits d’Afrikaners marginalisés alors que l’apartheid battait son plein. L’exclusion culturelle, la pauvreté et l’inceste ont fourni des images de silhouettes décharnées, en marge de la société. Par la suite, l’œuvre de Roger Ballen est plus complexe : des photos en noir et blanc dans lesquelles se fondent l’homme, l’animal et le dessin. La cruauté de la condition humaine, l’ultime effort du corps humain, la frontière mince entre la normalité et l’anormalité : les photos de Roger Ballen sont autant de témoignages étourdissants d’un grand voyage psychologique.

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Guerre et Trauma

Des soldats et des psychiatres 1914-2014
01.11.13 - 30.06.14

Comment soignait-on les soldats blessés sur le front pendant la Première Guerre Mondiale et qui s’en chargeait ? Comment les victimes étaient-elles évacuées ? Qu’arrivait-il aux soldats souffrant d’obusite ? Était-ce des tire-au-flanc, des hystériques ou bien des esprits vraiment traumatisés ?

À la veille des grandes commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, la double exposition Guerre et traumatisme souligne le fait que, même cent ans plus tard, c’est avant tout au sort des gens qu’il faut songer. Le Musée In Flanders Fields d’Ypres se penche sur l’organisation générale des soins de santé sur le front au cours de la Première Guerre Mondiale. Quant au Musée Dr Guislain de Gand, il s’arrête sur divers conflits du vingtième siècle en plaçant toujours l’accent sur cette branche spécifique de la médecine qu’est la psychiatrie.

 

Des soldats et des ambulances 1914-1918

Quand la guerre a éclaté, aucune armée d’Europe n’était parée pour accueillir l’immense flot de victimes et les soigner dans des conditions décentes. La force de frappe des armées s’est accrue, la défense a été renforcée, mais le soin aux victimes est resté largement à la traîne. Ce sont des actions privées, des œuvres philanthropiques et l’intervention héroïque de quelques individus qui ont pallié les manquements de l’organisation médicale militaire.  L’exposition Des soldats et des ambulances 1914-1918 passe à la loupe les soins médicaux dispensés sur le front du Westhoek. À quels types de blessures et de maladies les médecins des hôpitaux de campagne étaient-ils confrontés ? Quels traitements étaient appliqués ? Et où trouve-t-on encore, aujourd’hui, des traces des voies d’évacuation ?

Au fur et à mesure de la progression de la guerre, les soins médicaux ont eux aussi évolué : l’organisation et l’accueil se sont améliorés. La plus grande avancée dans ce domaine a néanmoins été la reconnaissance, bien qu’à contrecœur, des traumatismes  psychiques consécutifs à la guerre.

 

Des soldats et des psychiatres 1914-2014

Au cours de la Première Guerre Mondiale, de nombreux soldats firent preuve d’un comportement bizarre, inquiétant et perturbé, appelé « obusite ». Ceci plaça les dirigeants militaires devant un dilemme : s’agissait-il de victimes d’un véritable traumatisme ou simplement de lâches espérant ainsi être éloignés de la terreur du front ? Fallait-il les évacuer ou plutôt les renvoyer au combat ? Et comment soigner efficacement ce mal ? L’exposition Des soldats et des psychiatres 1914-2014 étudie l’attention portée aux troubles psychiques et leur soin pendant la Grande Guerre, mais s’arrête aussi sur des conflits plus récents du siècle passé. Comment un psychiatre traite-t-il aujourd’hui un soldat atteint du syndrome de stress post-traumatique ? Celui-ci est-il mieux compris ? Et quel regard les correspondants et photographes de guerre portent-ils sur les violences de guerre et les souffrances psychiques ?

Des soldats et des psychiatres met en images les conséquences psychiques de la guerre, depuis les premières photos de cas d’obusite et les photos de guerre actuelles jusqu’aux dessins de patients psychiatriques tués pendant la Deuxième Guerre Mondiale.  Mais parfois, la guerre est à nos portes : les victimes de viols ou d’abus souffrent des mêmes symptômes de SSPT. Des soldats et des psychiatres montre l’évolution de la notion de traumatisme : de l’obusite au syndrome de stress post-traumatique, de 1914 à 2014.

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Gideon Kiefer – dessins

Derrière la science, une autre folie
22.06.13 - 06.10.13

L’univers de Gideon Kiefer est peuplé de médecins, d’infirmières, de scientifiques tous très affairés par des expériences aussi bizarres qu’absurdes. Les hommes y figurent en blouse ou engoncés dans des costumes, les femmes sont joliment coiffées avec convenance : tous jouent leur rôle dans ce rêve dessiné par Kiefer. Des personnes de grande taille examinent scrupuleusement de petits êtres tandis qu’ailleurs, des foules s’attroupent dans des bâtiments sombres et désolés. Que peuvent-ils bien y faire ?

Gideon Kiefer – dessins nous présente de petits ouvrages souvent réalisés sur des couvertures de livres déchirées ainsi que d’autres œuvres plus récentes de grand format. À chaque fois, baignant inéluctablement dans cette ambiance déplaisante de la démence maîtrisée, le spectateur devient témoin de réunions secrètes, d’opérations mystérieuses et de tests étranges. Ainsi, à travers ses œuvres, Kiefer retranscrit parfaitement l’inépuisable sujet de recherche que constitue l’homme.

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XXH

L’homme dans la collection d’art contemporain de la Fondation Francès
22.06.13 - 06.10.13

La collection d’art contemporain d’Estelle et Hervé Francès (Senlis, France) présente l’homme « dans tous ses états » : traité avec beaucoup de respect ou au contraire de manière particulièrement brutale, il est examiné de la tête aux pieds, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Qu’y découvre-t-on ? L’homme (H) dans des dimensions supérieures (XX): avec ses pulsions destructrices et sa fougue brutale, en proie à une lutte sans merci ou en quête de ce qui est défendu. On y décèle aussi l’homme capable de croire et d’aimer.

De nombreux artistes contemporains de renommée internationale ont dépeint nos excès  à travers de grandes thématiques telles que la mort, la religion, la guerre, la maladie ou la sexualité. Au sein de l’exposition, ces œuvres engagent un dialogue avec certaines pièces issues de la collection permanente du musée Dr Guislain.

À travers des images percutantes, ce n’est pas la beauté qui est mise en exergue mais plutôt l’homme en train de chercher, de lutter, de perdre ou de gagner. Ainsi, suscitant parfois le malaise mais jamais l’indifférence, les œuvres troublantes de la collection d’Estelle et Hervé Francès nous font prendre conscience de nous-mêmes en ce monde et nous invite au débat.

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Femmes névrosées

Deux siècles d’histoire entre femmes et leurs psychiatres
13.10.12 - 26.05.13

Les femmes sont depuis toujours considérées comme plus « névrosées » que les hommes : elles souffraient plus souvent d’instabilité et de maladie mentale, elles étaient plus souvent tourmentées par des esprits et autres démons. En fait, sont-elles plus inclines aux « maladies de l’esprit » ?

Au dix-neuvième siècle, certaines femmes semblaient devenir folles à cause de leur peu de liberté de comportement. Or, en ce début du vingt-et-unième siècle, certaines femmes paraissent précisément plier sous le poids de cette « liberté ». L’idée plane que les obligations que la société leur impose, à savoir faire carrière, soigner leur look et mener une vie sociale trépidante, est trop pour elles. Mais est-ce vraiment le cas ?

L’exposition présente sept « couples » patiente-psychiatre : un tableau remarquable de l’évolution de la société et de la psychiatrie, montrant comment certaines maladies mentales comme l’hystérie ont été liées à une époque, comment la nôtre suscite et supporte de nouvelles formes de comportements perturbés.

Femmes névrosées souhaite alimenter le débat sur la position « particulière » de la femme dans la psychiatrie. Dans l’exposition Femmes névrosées, on aborde les manies, la mélancolie, les nerfs délicats, les tics théâtraux, les amours passionnelles, l’automutilation, l’ennui, la rébellion, l’anorexie.

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exposition

Dangereusement jeune

Enfant en danger, enfant dangereux
01.10.11 - 20.05.12

Enfanter, voilà un événement bien particulier: l'avenir se déploie devant vous. L'enfant mérite l'amour, la protection et l'attention qui lui donneront toutes les chances possibles de s'épanouir.  Parents, éducateurs, enseignants tous concourent pour y parvenir au mieux de leurs possibilités. ‘Qui détient la jeunesse, détient l'avenir’: belle promesse, heureuse perspective. Et pourtant, pas de roses sans épines ni de médaille sans revers: que faire lorsque l'éducation piétine, s'écarte, s'égare? Que faire lorsque l'enfant tombe malade? Lorsque la société ne lui octroie ni le temps ni l'espace pour se développer? Que faire avec ses jeunes lorsque parents et formateurs jettent l'éponge?

L'exposition Dangereusement jeune. Enfant en danger, enfant dangereux invite le visiteur à suivre l'itinéraire d'un grand questionnement. Comment les artistes représentent-ils l'enfant chéri sans problèmes? Mais, par ailleurs, comment montrent-ils des situations où les enfants deviennent un péril pour les adultes? Comment des psychiatres, éducateurs ert journalistes ont-ils décrit, formé, aidé des enfants qui, d'une manière ou de  l'autre,  constituaient une menace?

L'exposition a fait l'objet d'un catalogue publié (N/A), 192p., Lannoo, Mise en forme Dooreman, quadri, avec des articles d'e.a. Peter Adriaenssens, Bruno Vanobbergen, Gerda Dendooven

Dangereusement jeune est une collaboration entre le Commissariat aux droit de l'enfant, Kopergietery, Gezinsbond et le Musée Dr. Guislain

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02.03.13 - 26.05.13
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16.06.12 - 16.09.12
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21.11.97 - 30.04.98
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20.10.95 - 31.03.96
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01.03.17 - 01.03.17
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