Herman

Depuis son objectif, Diego Franssens se rapproche sans cesse de son père vieillissant, de la personne qu’est Herman. Herman, qui avait décidé de se confiner bien avant que ce mot ne sorte de nos bouches.

« Combien de gens perdent leurs parents sans même les avoir réellement connus ? Des gens simples provenant de villages flamands simples disparaissent rapidement, mais il s’agit bien de mon père. Je ne veux pas l’immortaliser, ni le glorifier, je veux juste fournir la preuve qu’il existe. Tout comme ma mère a également existé. Mon père tente de se cacher, et moi, j’essaye de le voir. Parfois il porte du fluo, mais il se cache super bien. »

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Et pourtant tout est plein

Déséquilibre

La folie perturbe, nous déstabilise et supprime nos ancrages. Cela nous mène vers la frontière du normal. Mais où la norme finit-elle et où commence le chaos ? Et qui détermine où se trouve cette frontière ?

Déséquilibre, la nouvelle présentation de collection, raconte non seulement l’histoire des bouffons, des sots et des fous, mais accentue aussi l’importance du bien-être psychique dans une société de plus en plus complexe. En cinq thèmes elle analyse ‘cet autre domaine’, qui nous perturbe et fascine à la fois. Pendant des années, des comportements ‘anormaux’ étaient enfermés dans des asiles imposants. De nos jours, en revanche, les soins mentaux vont bien au-delà des murs. L’exposition met aussi le doigt sur l’évolution et l’impact des relations de pouvoir dans la psychiatrie et vise aussi à capter les ‘étiquettes’ qui sont aussi bien une aide qu’un obstacle. Elle soumet à une critique la scission du corps et de l’esprit et montre comment l’imaginaire mène à une nouvelle compréhension, rendant l’indicible visible.

Déséquilibre est un mélange de pièces uniques et de petites anecdotes, de grandes théories et de témoignages cachés. Un va-et-vient d’objets, livres et arts. Ainsi nous n’enterrons pas la psychiatrie dans l’histoire. Nous la replaçons, en revanche, dans le vif de l’actualité.

Les cabinets

L’art est indispensable. Il nous touche, pique notre imagination, nous amène à réfléchir sur l’être humain et la société. Par sa virtuosité et son expressivité, l’art peut être impudemment beau et susciter l’admiration.

Les musées contemporains présentent des œuvres d’artistes professionnels. Peu d’entre eux cherchent à rassembler et montrer les travaux de talents originaux, de personnes qui n’ont pas eu de formation artistique ou qui pour une autre raison n’appartiennent pas au circuit artistique courant. Il s’agit fréquemment de solitaires à la fibre artistique, des rebelles qui ont recours à leurs propres matériaux et techniques. Ils prennent comme modèle leur vécu le plus personnel. Leurs travaux font preuve d’une grande intensité, et ils possèdent un mode d’expression unique.

Les cabinets entend braquer les projecteurs sur ces « loups créateurs solitaires » en des présentations sans cesse changeantes : les acquisitions récentes sont exposées, les travaux sensibles retournent en dépôt, de nouveaux thèmes sont proposés.

Les cabinets est une collaboration entre la Fondation Collectie De Stadshof et le Musée Dr Guislain et présente des œuvres d’une trentaine d’artistes.

La collection du Musée Dr. Guislain a débuté par une petite collection d’œuvres réalisées par des patients psychiatriques talentueux et par des personnes aux facultés restreintes. En 2002 la collection a bénéficié d’une énorme extension: la collection de réputation internationale de la Stichting Collectie De Stadshof a reçu en prêt de longue durée un nouvel emplacement à Gand. Cette collection de tout premier ordre  – de l’art naïf à l’art brut  – contient plus de 6000 œuvres produites par près de 400 artistes tels que  A.C.M., Herman Bossert, Nek Chand,  Paul Duhem, Luiz Figueiredo, Madge Gill, Siebe Wiemer Glastra, Bertus Jonkers, Pavel Leonov, Bonaria Manca, Markus Meurer, Michel Nedjar, Oswald Tschirtner, Willem van Genk et August Walla.

MindTour

Jusqu’à la fin de 2022 le Musée Dr. Guislain est un des partenaires du projet MindTour (Mindful Tourism Services for Mentally Disordered People). C’est un projet Erasmus +, un projet financé, qui a pour but de rendre plus accessible des organisations touristiques (avec une attention particulière pour les musées) pour des personnes en situation de handicap mental et/ou ayant une fragilité psychique.

Durée : 01/09/2020 – 31/12/2022

Budget pour le projet entier : 232.539 euros

Partenaires du projet :

  • Estonie : Université de Tartu et Musée Pärnu
  • Lettonie : Université de Lettonie et Hôtel Zeit
  • Belgique : Thomas More Malines-Anvers et Musée Dr. Guislain

Groupes cibles :

  • Organisations offrant des services touristiques
  • Personnes en situation de handicap mental et/ou ayant une fragilité psychique et leur famille
  • Institutions participantes pour l’enseignement supérieur

Résultats :

  • Screening situationnel des services actuels en tourisme régional pour des personnes en situation de handicap mental et/ou ayant une fragilité psychique
  • Développer et tester des prototypes du design service
  • Implémentation d’un plan par étapes pour la création et l’extrapolation des prototypes
  • Un instrument pour juger et évaluer l’accessibilité des services touristiques pour des personnes en situation de handicap mental et/ou ayant une fragilité psychique
  • Les résultats de cette étude seront publiés par le biais de différents canaux et méthodes

Collaboratrices du projet Musée Dr. Guislain :

  • Yoon Hee Lamot : expositions, communication et projets internationaux
  • Kristine Timperman : service éducatif et projets sociaux

Altered States - Joachim Koester

L’on peut décrire l’œuvre de Joachim Koester comme une promenade à travers des terres inconnues, aussi bien géographiquement que mentalement. L’exposition Altered States présente un ensemble d’œuvres qui scrutent ces zones frontalières. Un altered state ou ‘un état altéré de conscience’ réfère à un changement temporaire dans l’état mental. La cause en est souvent extérieure, telle qu’une drogue ou un rituel, mais aussi intérieure comme une psychose ou tout simplement un rêve éveillé. La fascination de Koester pour l’influence de psychotropes il la partage avec des chamans et des hippies, mais aussi avec des psychiatres. Ces derniers en voyaient les possibilités thérapeutiques, mais étaient en même temps confrontés à leur force destructrice. L’œuvre de Joachim Koester scrute le contexte historique dans lequel la drogue était cultivée, vendue et consommée et établit des liens avec l’actualité. De grandes et de petites histoires jettent un regard ouvert sur notre relation avec l’euphorie.

Tussen ons

Danser brut

Le corps et l'esprit. Maîtrisé et spontané. À l'intérieur et à l'extérieur de la ligne. Danser brut offre une vision atypique de la danse, du corps et du mouvement. Une exposition qui explore le mouvement sous toutes ses formes : du carrousel à l'épidémie dansante, de la transe à l'hystérie, de la fondation à la scène. À travers un mélange fascinant d'art brut , d'art moderne et contemporain, de documents d'archives médicales, d’extraits de films, etc., Danser brut étudie différentes formes d'expression du corps, du visage et des mains comme une traduction de notre être-au-monde. 

Danser brut est organisé par BOZAR, Bruxelles et le Musée Dr. Guislain, Gand d’après un concept original du LaM, Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut.

 

Dr. Guislain Museum. Outsider Art: In search of European roots

The history of Art Brut or so called Outsider Art is not linear and has many pitfalls. From psychotic art over the Bildnerei der Geisteskranken and Jean Dubuffet’s Art Brut, to Harald Szeemann’s Individual Mythologies and Roger Cardinal’s conceptualization of Outsider Art. For decades, there has been an enormous interest and fascination for self-taught and non-commercial artists. Ideas on this kind of art have changed over time and minds shifted from one point to another. All terms and concepts that have been used to describe this art form have failed and are still up for discussion.

Dr. Guislain Museum. Outsider Art: In search of European roots presents internationally known artists from the renowned Belgian collection, constructed around the literature that formed the ideas on this ‘other’ art form. The exhibition confronts the public with the evolution of this European history and how it indirectly emancipated isolated artists, but at the same time still causes conflicting opinions.

Collage

Sous-exposé

Child-Help présente, en collaboration avec l’Académie des Beaux-Arts de Gand (KASK), une image saisissante de l’hydrocéphalie, un tueur silencieux du même gabarit que la malaria.

La grande majorité des enfants souffrant d’hydrocéphalie sont nés dans des pays en développement où l’accès à la chirurgie qui peut sauver des vies, est pratiquement insignifiant.

L’exposition Sous-exposé rassemble 80 photos qui ont été prises dans six pays entre 2012 et 2018 par sept étudiants en Photographie de l’Académie. En Pologne, en Bolivie, en Ouganda, au Nigéria, au Kenya et au Vietnam, les jeunes photographes ont documenté scrupuleusement la vie de quelques patients souffrant de spina bifida et d’hydrocéphalie et de leurs soignants. Sur leurs photos, nous pouvons voir des médecins et kinésithérapeutes dévoués, des parents aimants et des patients qui, malgré leur handicap, mènent une vie autonome. Il y a aussi des moments de désespoir et de honte pudique, la pauvreté rôde ci et là mais ces photos débordent avant tout d’espoir.

PROJECT Z

PROJECT Z est un hommage à la musique (im)populaire d’artistes exceptionnels. Pénétrez dans le palais des glaces de la note tordue, l’univers sauvage de l’expression et des sons non filtrés. Du jamais vu ni entendu.

C’est dans le champ socio-artistique, dans des institutions, des centres artistiques et labels spécialisés, que KRANKLAND (Eline Adam et Thomas Werbrouck) s’est mis en quête de perles rares, contemporaines et plus anciennes, en marge de la société. Une musique jouée sous des angles atypiques. Des œuvres d’artistes qui remettent en question le ‘normal’, le ‘beau’ et la signification même du mot artiste… 

Armé d’un épais recueil de morceaux, KRANKLAND invite des artistes connus : qui s’en sent proche ? Qui relève le défi ? Qui rend hommage à l’expression ?

C’est ainsi que sont nées des alliances uniques, des collaborations dans lesquelles la différence disparaît. Le Musée Dr. Guislain présente quatre de ces unions extraordinaires, en leur offrant une place et une installation.

Olivier Deprez & Adolpho Avril

Le graveur et dessinateur Olivier Deprez et Adolpho Avril de l’atelier d’artistes La S à Vielsalm se sont inspirés de Film de Samuel Beckett. Ce court-métrage muet de 1964 sur le thème ‘regarder et être regardé’ est le seul film de l’écrivain d’En attendant Godot. Olivier Deprez s’inspire d’images existantes, souvent trouvées sur les réseaux sociaux ou Youtube. Il les réinterprète dans des gravures sur bois qu’il transforme en une histoire en images. L’installation Noise gravure montre plusieurs gravures nées de la collaboration avec Adolpho Avril, en plus du film Après la mort, après la vie.

Noise gravure est une réalisation en collaboration avec la Bibliotheca Wittockiana et avec le soutien de CultuurCulture.

Le 13 décembre Deprez s’étend un peu plus sur cette collaboration. Il raconte aussi des ateliers qu’il a organisés avec des écoles de Gand (Het Klimrek) et Molenbeek (Émeraude). Dès lors l’installation peut aussi être visitée.
La participation est gratuite.
Inscriptions via info@museumdrguislain.be

Test sanguin

Quelle sera l’image de notre société à l’avenir ? Notre société sera-t-elle toujours plus saine, plus parfaite, voire sans retouches ? Dans ce contexte, le progrès médical lance un défi à l’utopie. À chaque fois, plus de maladies sont susceptibles d’être traitées définitivement, des gènes peuvent être manipulés, tout semble contrôlable. Donc, l’image que notre société future peut revêtir, nous la connaissons déjà. Mais la question concerne sa face : dans quel type de société voulons-nous vivre ?

Wit.h et le Musée Dr. Guislain représentent un lieu de rencontre d’artistes plastiques et des auteurs de performances, qui, à leur tour, se demandent si l’on veut bien tout savoir sur ce que les sciences mettent à la lumière du jour, car plus de liberté implique aussi plus de responsabilités. Et quel niveau est atteint par notre liberté si l’on doit se livrer à des opérations de choix ?

Test sanguin est loin d’être uniquement une exposition ; c’est aussi un Walking Opera, une œuvre universelle dans laquelle musique, arts plastiques et théâtre vont de pair. C’est une promenade à travers lettres, sanctuaires et un labyrinthe acoustique, pleins de rencontres avec des personnages à moitié effacés, des animaux en voie d’extinction et un géant des plus insolites.

Les Archives Transylvaniennes

Les services secrets russes ont-ils mené des recherches sur le yéti, le terrible homme des neiges, et ceci pendant de longues années ? Fut-il découvert et tué ? Les Archives Transylvaniennes, un projet du duo d’artistes russes Marta Volkova et Slava Shevelenko, prennent comme point de départ ces questions. Au moyen de documents des archives du KGB, quelques parties du corps du yéti et des œuvres de l’artiste et agent N37, le duo d’artistes examine la malléabilité de l’histoire. Dans leur œuvre Marta Volkova et Slava Shevelenko jouent le jeu entre l’original et la copie, l’authenticité et le cynisme, l’histoire de l’art et la réalité politique.

Dans le Musée Dr. Guislain on peut voir également De la vie des scarabées, une exposition émanant des recherches sur le Tunguska scarabeus, une nouvelle catégorie de scarabée capable de se transformer en euro.

L'histoire de la psychiatrie

Connaissez-vous l'opération de la pierre de la folie ? Comment les sorciers éloignent-ils les mauvais esprits ? Quels étaient les effets de la "thérapie par rotation" du premier psychiatre belge, Joseph Guislain ? Quels sont les objets censés nous protéger de la maladie et de la folie ? De quoi est faite la psychiatrie moderne ?

Approcher la folie, c'est toucher à la fois à la magie et à la religion, à la coercition et à la sollicitude, au contrôle et à la science.  Dans ce domaine où rien ne rime avec raison, les pratiques les plus diverses se côtoient : on sanctionne ou on bénit, on soigne ou on guérit.

L'histoire de l'hygiène mentale est jalonnée de désillusions, d'erreurs de pratique et parfois d'euphories non fondées. La maladie psychique nous confronte à des questions qui sont loin d'être anodines. Quels rapports entretenons-nous avec les autres, mais aussi avec cet autre qui vit en nous ?

L'exposition permanente consacrée à l'histoire de la psychiatrie aborde aussi le thème de la folie dans d'autres cultures et s'attache à présenter nos préoccupations, nos interrogations et nos interprétations d'aujourd'hui. En replaçant les notions de 'folie' et de 'maladie mentale' dans leur contexte historique et culturel, le Musée Dr Guislain entend éprouver la frontière entre 'normalité' et 'anormalité'.

Sensations

Tout autour de nous scintille et frémit. Des écrans digitaux s’illuminent. Des neurones grésillent dans le crâne. Les sens s’accablent. Les uns plongent avidement dans cette abondance de stimuli, les autres se noient ou cherchent du réconfort dans un environnement pauvre en stimuli. Devenons-nous agités ou inanimés, souffrons-nous de digibésité ou de burn-out ? De nos jours, les extrêmes co-existent : à l’opposé du flâneur pris dans la vivacité de la métropole se trouve l’ermite moderne, et l’unité d’isolement fait frontière avec l’internet qui avance à toute vitesse.

Sensations. Entre douleur et passion s’intègre dans le débat sur la place de l’individu dans son environnement, qui est frénétique ou plutôt désert. Réagissons-nous de façon ennuyée ou irritée, sommes-nous des personnes hautement sensibles ou plutôt apathiques, partons-nous à la recherche du repos total ou cochons-nous des choses de notre liste ‘Sans plus attendre’ ? L’exposition explore de manière historique, culturelle et artistique l’équilibre entre excès et manque d’impulsions, et étudie comment nous pouvons tenter d’étancher fébrilement notre soif de stimuli, que nous pouvons également exclure désespérément.

En collaboration avec Kopergietery, Gezinsbond, Kinderrechtencommissariaat, Agentschap Jongerenwelzijn, Mediawijs
www.prikkels.be

Estivants

Galerie Atelier Herenplaats

Scènes de crime, extraterrestres et tortues à fleurs colorent le lieu de travail animé de la Galerie Atelier Herenplaats. Cette initiative remarquable de Rotterdam donne aux artistes ayant un handicap mental ou une histoire psychiatrique la possibilité d’expérimenter. Les artistes sont représentés dans des collections européennes et américaines et exposent au niveau international. Le choix que le Musée Dr. Guislain a fait à l’intérieur de la vaste collection de l’atelier se matérialise dans un univers qui séduit et étonne, et qui parfois nous absorbe brusquement.

Kunsthuis Yellow Art

En 2004 la maison familiale de Jan Hoet s’est convertie en terrain fertile pour des artistes souffrant d’une vulnérabilité psychique. Ainsi la Kunsthuis Yellow Art s’est inscrite dans l’histoire psychiatrique de Geel, une ville qui depuis des siècles est reconnue pour ses uniques soins familiaux. Aussi pour Yellow Art l’intégration est le mot clé. Le Musée  Dr. Guislain s’est plongé dans les dépôts de la maison d'art, a ouvert d’innombrables classeurs, a parcouru l’atelier et a fouiné dans les tiroirs. Un voyage le long de sphères et paysages montagneux, peuplés par des dames séduisantes et des appareils électroménagers luisants.

Het Vijfde Seizoen en Beautiful Distress

À proximité de l’institut Willem Arntsz Hoeve à Utrecht se situe un pavillon séparé. L’édifice héberge une initiative particulière : Het Vijfde Seizoen. Depuis 1998 les preneurs de l’initiative invitent un ou plusieurs artistes connus ou peu connus pour y rester 3 mois et pour réaliser au moins une œuvre. La Fondation Beautiful Distress a lancé un projet similaire dans l’institut psychiatrique Kings County à New York en 2014. Une sélection des œuvres réalisées durant ces séjours artistiques à Utrecht et à New York est à la base d’un manifeste à Gand cet été : des artistes démolissent, de l’intérieur, les murs qui entourent la psychiatrie depuis des siècles.
En collaboration avec Esther Vossen, commissaire d’exposition.

Angoisse

Attentats terroristes, menace nucléaire, tensions politiques croissantes : l’angoisse règne aujourd’hui sur le monde, mais aussi sur nos vies. Que vaut encore notre argent ? Comment le réchauffement climatique déterminera-t-il notre avenir ? L’angoisse est une émotion instinctive qui influence largement nos actions. En réaction, nous recherchons le contrôle comme point d’appui, car un manque de contrôle nous donne un sentiment d’impuissance. Mais trop de contrôle suscite l’inconfort et la méfiance. Avons-nous envie d’être épiés par des caméras de sécurité ? Nos données sur Internet sont-elles en sécurité ? L’angoisse a un impact important sur chacun de nous, elle se propage comme un incendie. Que font les psychiatres et psychologues de cette angoisse omniprésente ? Ils cherchent des méthodes de traitement, allant de l’entretien thérapeutique à la stimulation neuronale profonde. À moins que nous ne soyons attirés par l’angoisse – présentée sous forme de divertissement – et qu’elle ne nous protège d’un malheur imminent – comme un mécanisme de survie ?

L’exposition Angoisse souhaite montrer les nombreux visages de cette émotion, car bien que l’angoisse soit intemporelle et présente dans toutes les cultures, elle se vit, se cultive et se combat de bien des façons. De la crainte de dieu à l’angoisse pour son prochain, de la phobie ultrapersonnelle à l’hystérie de masse.

Les émotions vont au travail

Depuis le dix-neuvième siècle, le corps humain fournit des données scientifiques et les émotions sont cataloguées. Aujourd’hui, la technologie transforme les émotions en précieux acquis : l’émotion devient un capital. Les appareils intelligents essaient de gagner notre confiance afin de collecter des informations. Dans Les émotions vont au travail, la New-yorkaise Zoe Beloff étudie où mène cette évolution. Les systèmes technologiques sont-ils aptes à capter nos émotions ? Les émoticônes détermineront-ils notre affectif ? Comment la technologie va-t-elle avoir une influence sur la nature de nos désirs, si elle se revêt de plus en plus de caractéristiques émotionnelles ?

(Non) Traité

Une personne qui a commis un délit sans être responsable de ses propres actes doit-elle être punie ? Ou un traitement psychiatrique est-il plus indiqué ? Et que faire si ce dernier n’est pas possible?

On peut s’imaginer la situation d’un criminel condamné ou d’un patient psychiatrique. Mais c’est moins évident dans le cas d’une personne internée. L’exposition (Non) Traité montre la vie quotidienne des personnes internées, mais s’arrête aussi sur le cadre juridique abstrait. Car des gens avec un problème psychique et/ou un handicap mental se cachent derrière les décisions de justice. Bien que pour eux, l’internement semble être une alternative valable à la détention, la réalité est souvent plus complexe et problématique.

(Non) Traité. À propos de l’internement, de la culpabilité et de la peine souhaite alimenter le débat sur la psychiatrie légale et confronte l’historique, l’actualité contraignante et la réglementation avec les histoires d’auteurs des faits et de victimes.

(Non) Traité est une collaboration entre l’Orde van Vlaamse Balies, les Handelsreizigers in ideeën et le Musée Dr. Guislain.

Ave Luïa

Ave Luïa plonge dans un monde insolite de cardinaux et religieuses, de chasubles et crucifix, de cathédrales et vitraux créant un univers dans lequel des images du sacré, connues partout, se revêtent d’une nouvelle apparition. Loin des polémiques, des provocations et des débats idéologiques, cette exposition célèbre le traitement créatif de récits catholiques ancrés profondément dans la culture occidentale. L’Agneau Mystique reçoit un make-over, le nouveau testament une interprétation surprenante. Des apôtres sans préjugés et des exégètes rebelles font de Ave Luïa une grande célébration des sens.

Ave Luïa est né à La « S » Grand Atelier, un centre de création pour artistes avec un handicap mental à Vielsalm, réputé pour son approche originale de l’art brut. Des projets audacieux, collectifs et thématiques, la synergie de mixité avec des artistes contemporains, font que la « S » acquis ces dernières années une place unique dans le champ de l’art. 

Bruno Decharme/collection abcd et Antoine de Galbert ont acquis ensemble cet extraordinaire production dans l’idée de la conserver dans son intégralité et la diffuser au plus grand nombre.

Collections abcd / Bruno Decharme, Paris  & Antoine de Galbert, Paris

Un autre monde

Où se situe la limite entre la fantaisie et la réalité ? Comment distinguer le rêve du délire, l’illusion du désir, l’hallucination de la compréhension ? De quelle façon peut-on étudier ou représenter ce qui se déroule ailleurs ? L’exposition couvre deux siècles, en partant des nombreuses questions relatives à la psychose, l’hallucination et l’illusion. Pas pour raconter un récit historique classique, mais pour mettre en lumière cinq œuvres  personnelles de cette période, qui oscillent entre art, savoir et science. J.J. Grandville, Gustav Mesmer, Gerard Heymans, Jean Perdrizet et Mathew Kneebone ont tous créé ou dressé la carte d’un univers différent et ont ainsi tenté, à leur propre manière, de saisir l’insaisissable. Dans ces mondes, les crayons marchent, les vélos flottent dans les airs, la distance entre deux lignes parallèles est variable, les machines à écrire sont en contact avec les défunts et l’éclairage public s’éteint quand on passe devant. Un autre monde crée des passages : de ce monde vers l’autre, entre ces autres mondes et, peut-être, de cet autre monde de retour vers le nôtre.

Lié a l'exposition Un autre monde, il y une exposition Gustav Mesmer à art et marges jusqu'à le 11 juin. En collaboration avec Gustav Mesmer Stiftung / Musée Dr Guislain

Adoption

Moïse, Tarzan et Superman : nous n’y prêtons pas attention, mais dans les récits populaires, le premier rôle est souvent attribué à un enfant adopté ayant des pouvoirs extraordinaires. Les mythes, les romans et les bandes dessinées regorgent de héros adoptés. L’exposition se penche sur cette fascination culturelle et la confronte avec des documents historiques et des questions actuelles. De quelle manière une origine colore-t-elle la quête d’une identité propre ? Comment évoluent les pratiques d’adoption ? L’intérêt de l’enfant, des parents demandeurs ou de la société est-il au centre des préoccupations ? Comment se déroulent les procédures et que se passe-t-il si elles font défaut ? Comment gérons-nous aujourd’hui les traumas consécutifs à l’adoption forcée ?

L’histoire diversifiée et délicate de l’adoption est exposée à l’aide de matériel documentaire, d’art ancien et contemporain, de littérature, de photographie, de fragments vidéo et de témoignages. Adoption. Entre aventure et blessure étudie la création de l’image sur les pratiques d’adoption, accorde de l’attention aux récits personnels et se niche dans un débat actuel.

Musée Dirk De Wachter

Le Musée Dr. Guislain devient le Musée Dirk De Wachter le temps d’un été. Dans son livre Borderline Times, le psychiatre Dirk De Wachter dresse un diagnostic acéré de la société actuelle : nous vivons dans une époque borderline. Impulsivité, labilité émotionnelle, vide… Ce  sont non seulement des symptômes individuels, mais aussi les caractéristiques d’une évolution collective plus large. Dans ce diagnostic, Dirk De Wachter laisse beaucoup de place à la littérature, à la philosophie et à l’art. Le Musée Dirk De Wachter se met en quête de la façon dont l’art contemporain représente la société et l’époque actuelles, et de la façon dont il dévoile, avec son propre langage, les manquements et les opportunités.

Le grand intérêt porté au livre et à l’auteur en dit long sur les points névralgiques qu’aborde le psychiatre avec son œuvre, mais il évoque aussi la place qu’il occupe lui-même dans la société. Le Musée Dirk De Wachter rencontre le phénomène Dirk De Wachter et jette une nouvelle lumière sur d’autres psychiatres populaires qui, au fil du temps, ont occupé la scène publique, qui ont jeté un regard critique sur la société et qui ont ainsi considéré l’art comme un maillon indispensable.

L’exposition Musée Dirk De Wachter est une collaboration entre les psychiatres Dirk De Wachter et Erik Thys et les commissaires d’expositions du Musée Dr. Guislain.

Un catalogue richement illustré est édité à l’occasion de l’exposition (NL, 144 p., Éditions Lannoo).

ARPAÏS du bois

Dans sa pratique de dessin quotidien ARPAÏS du bois enregistre, commente et réfléchit sur le monde qui l’entoure. Sa thématique va du monde intimement vécu aux grands événements politiques qui concernent le monde entier. Ainsi elle exprime sa lutte contre l’oubli, contre une vie trop rapide au sein d’un monde trop vite interprété. On peut concevoir les dessins comme des variations qui –avec une prise de distance et sous réserve – essaient de fournir une réponse au poids de la réalité.

Dans trouver un moyen d’habiter le monde ARPAÏS du bois montre une sélection de son œuvre et elle fait entrer ses dessins dans un dialogue avec les objets de la collection du Musée Dr. Guislain.

Hors de l’ombre

Le 30 septembre 2015, cela fera exactement deux cents ans que les malades mentaux ont été libérés des chaînes qui les retenaient dans la crypte du château médiéval de Gérard le Diable, à Gand. Le chanoine Triest et les Frères de la Charité furent à l’origine de cette initiative, qui peut être considérée comme le début des soins psychiatriques en Belgique.

À l’aide de photos, d’extraits de films et de témoignages, entre autres, Hors de l’ombre montre comment les malades mentaux étaient, et sont encore, bien trop souvent traités de manière indigne. L’exposition s’intéresse aux différences importantes qui existent, à travers le monde, en termes de prise en charge des malades mentaux et présente les nombreuses formes que prennent les chaînes aujourd’hui, mais aussi la manière dont elles sont brisées.

Honte

Ce que nous voulons dissimuler devient visible. Ce dont nous ne voulons pas parler devient public. Du tabou à la timidité, de la pruderie à la gêne, du rougissement aux petits plaisirs coupables : l’exposition met en lumière un sentiment difficile à appréhender, mais omniprésent : la honte. Elle nous touche aux moments les plus inattendus et pour des raisons les plus diverses : quand nous disons quelque chose en public de manière déplacée ou à cause de petites ou grandes imperfections corporelles. Mais la pauvreté ou les problèmes psychiques nous font tout autant honte. Que nous le veuillons ou non, la honte influence nos faits et nos gestes.

Au même titre que les motifs qui poussent les individus à avoir honte diffèrent, la honte varie également en fonction du caractère de la personne, de l’époque à laquelle elle vit et de l’endroit où elle se trouve. La honte est un phénomène tant personnel que social : chaque individu, mais aussi chaque culture l’appréhende différemment. L’exposition Honte explore le terrain par des voies différentes : par le biais d’objets d’autres cultures, de documents issus de l’histoire de la psychiatrie ou de témoignages actuels. Des artistes modernes et contemporains thématisent ce sentiment dans la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo.

Un catalogue richement illustré paraît à l’occasion de l’exposition (N/F/A, 176 p., Éditions Lannoo).

Chantal Akerman, Francis Alÿs, Alioune Bâ, Sarah Baker, Michael Borremans, Claude Cahun, Tom Callemin, Robert Capa, Roy de Villevoye, Jim Dine, Desiree Dolron, Marcel Duchamp, Tracey Emin, Gao Brothers, Marc Garanger, Siebe Wiemer Glastra, George Grosz, Seymour Jacobs, Gert Jochems, Nicolas Karakatsanis, Willy Kessels, Meiro Koizumi, Frans Masereel, Paul McCarthy, Boris Mikhailov, George Minne, Lauren Moffatt, Hans Op de Beeck, Pablo Picasso, Auguste Rodin, Félicien Rops, Tammo Schuringa, Jan Sluijters, Miroslav Tichý, Patrick Van Caeckenbergh, Philippe Vandenberg, Jan Van Imschoot, Ina van Zyl…

Peau sale

Le petit Chaperon rouge, Cendrillon et la Belle au Bois dormant : nous pensons connaître ces contes, qui nous sont pourtant parvenus sous une forme édulcorée.L’anthropologue Marita de Sterck en a recherché, dans des manuscrits, archives et collections oubliées, les anciennes versions, plus crues. 

Dans leur variante non censurée, les contes sont tout sauf romantiques : la violence, l’horreur et l’érotisme y sont communs. Un bossu dégourdi séduit la fille frigide d’un roi, Peau sale abat des ouvrages bien plus sales que Cendrillon, un roi jeune engrosse une belle endormie et une mère fâchée fait de la soupe avec ses propres enfants. Les contes nous piquent et nous confrontent à la culpabilité, à la honte et au tabou. Comment des histoires pleines de cruauté nous apprennent-elles à gérer la réalité ? Peuvent-elles nous aider à exprimer des expériences douloureuses ?

Marita de Sterck nous laisse entrevoir ces perles que sont les contes populaires d’antan. Jonas Thys illustre les scènes clés avec des dessins puissants. Textes et images sont rassemblés dans l’exposition, qui révèle des peurs et un imaginaire à la fois dérangeants et familiers.

Contes extraits des ouvrages Vuil vel (Peau sale) et Beest in bed (Un bête dans le lit), compilés par Marita de Sterck et illustrés par Jonas Thys.

(Photo)sensible

La naissance de l’hôpital psychiatrique et les balbutiements de la photographie datent de la même époque, vers la moitié du dix-neuvième siècle. Très vite, les psychiatres et les photographes se sont intéressés à leur univers mutuel. Jusque tard dans le vingtième siècle, on photographiait les patients pour en dresser une forme d’inventaire, dans une tentative de documenter la maladie plutôt que le malade. Dans les années soixante du siècle dernier, la relation a changé : à travers leur œuvre, les photographes ont dénoncé les situations intolérables en psychiatrie. L’évidence de l’hôpital psychiatrique appartient résolument au passé. En psychiatrie la fascination pour la photographie est toujours à l’ordre du jour. Mais l’enjeu a changé : le patient se met lui-même au travail pour offrir un regard sur son monde. (Photo)sensible. Portraits Psychiatres Patients 1865-2015 montre une histoire longue et intense, avec des lignes surprenantes et inattendues : des mains crispées, d’étranges courbes corporelles, des instruments médicaux à moitié dissimulés.

En été, encore trois autres expositions s’ouvrent à vous: Condemned, Facing Japan et Het Huis. Ces expositions ont lieu dans le cadre du festival gantois 80 Days of Summer.

Condemned

Les lourdes crises qui ont touché les habitants d’Afrique subsaharienne au cours des cinquante dernières années ont laissé des traces sur la santé mentale. Les soins apportés aux malades mentaux sont limités – les ressources sont insuffisantes et le stigmate immense. Le photographe néozélandais Robin Hammond, gagnant du Dr. Guislain Award en 2014, a illustré ces personnes : une minorité sans voix, reléguée dans des coins oubliés d’églises, des ex-enfants soldats traumatisés enchaînés à des lits d’hôpitaux rouillés, des gens qui souffrent condamnés à une vie derrière des barreaux.

Facing Japan

Avec le soutien du Flanders Center d’Osaka, dix grands photographes flamands se sont rendus au Japon. Marleen Daniëls, Nick Hannes, Michiel Hendryckx, Jimmy Kets, Maroesjka Lavigne, Tony Le Duc, Charlotte Lybeer, Stephan Vanfleteren, Sarah Van Marcke et Rob Walbers ont chacun illustré le Japon à leur manière. Un pays qui alimente l’imagination, mais qui peut aussi être très contraignant.

La Maison

Un incendie a ravagé la maison des parents de la photographe Karin Borghouts. L’intérieur noirci évoquait des sentiments de chaos et de destruction, mais a aussi créé une étrange beauté dans les ravages laissés par le feu : un tableau calciné, un miroir noir, un personnage en porcelaine couvert de suie. Karin Borghouts a intuitivement décidé de fixer à jamais cet événement inattendu, ce qui a donné naissance à une série de photographies très personnelles et pour le moins particulières.

 

Tabula Rasa

L’ exposition ‘Tabula Rasa’ est en dialogue avec l’exposition ‘Chambres Obscures’ et est le résultat d’une collaboration intense entre le Musée Dr. Guislain et la LUCA École des Arts.

La traduction littérale de ‘Tabula Rasa’ est table rase, qui donc regagne sa surface noire. L’ idée de ‘Tabula Rasa’ désigne le fait de recommencer à partir de zéro. Les pièces d’art contemporain dans l’exposition relient la mélancolie aux idées de volatilité, la mémoire humaine et la dynamique entre passé et futur. Les chambres blanches de Tabula Rasa s’harmonisent et sont en même temps en contraste avec ‘Chambres Obscures'. Ainsi les deux expositions sont montrées d’un nouveau point de vue.

Artistes: Marc De Blieck, Ronny Delrue, Lucas Devriendt, Tom Hallet, David Huycke, Margarita Maximova, Ellen Schroven, Irja Syvertsen, Ad van Campenhout, Hannelore Van Dijck, Philip Van Isacker en Nel Verbeke.
Surveillant: Wim Lambrecht

 

 

Têtes caricaturales

Les préjugés et les stéréotypes existent depuis la nuit des temps. Dans l’antiquité grecque, on spéculait déjà largement sur la signification du corps et du visage. Que dissimule le visage ? Y a-t-il un moyen de « déchiffrer » une physionomie ? Et les « criminels-nés » existent-ils vraiment ?

Pourquoi croyons-nous que l’extérieur peut en dire plus sur l’intérieur, nos pensées et nos prédispositions ? Têtes caricaturales. Nez crochus et autres bajoues étudie plus en détail la relation entre le physique et l’âme, et sa place dans la psychiatrie, la criminologie et l’opinion publique. L’exposition illustre cette histoire intrigante mais problématique, et montre simultanément comment ces idées persistent encore aujourd’hui : les préjugés et les stéréotypes jouent un rôle non négligeable dans les médias et la vie quotidienne.

Têtes caricaturales est une coproduction avec le Teylers Museum d’Haarlem (Pays-Bas).

Un catalogue éponyme richement illustré paraît en même temps que l’exposition (N/E, 160 p., Uitgeverij Lannoo).

Dees De Bruyne

En 1991, l’artiste Dees de Bruyne a vécu volontairement, pas comme patient, au grenier de la psychiatrie Dr. Guislain. Il a eu du contact intense avec les patients et ça a formé la base d’une série des peintures caractérisée par la passion, l’ érotique, l’ agression et des idées du monde disloquées. Dees De Bruyne était adoré par l’un et haï par l’autre. La série « Waanzin ?» de l’artiste de Gand a abouti à une exposition dans le Musée Dr. Guislain.

Le livre « Waanzin » qui vient avec l’exposition est à vendre au comptoir du musée.

Dooreman

Le Musée Dr Guislain expose du 14 février au 22 mars des dessins de Gert Dooreman qui, depuis 2007 conçoit en tant que styliste maison des affiches, dépliants et catalogues contribuant ainsi  à la reconnaissance identitaire de notre institution. C’est à la suite de l’Award Carrière décerné par la Fondation Henry Van de Velde , lequel vient de lui être tout récemment remis, que le Musée a cru bon de mettre en exergue une partie moins connue de son œuvre : ces dessins. Bien que le grand public le connaisse aujourd’hui principalement pour son stylisme et son design, ses dessins, - s’ils sont sans doute d’une portée plus plus éphémère- n’en constituent pas moins, - vu leur qualité peu commune- un point d’intérêt indéniable dans la carrière de cet artiste.

Gert Dooreman a été récompensé cet année de l’Henry van de Velde Award pour l’ensemble de sa carrière. Ce prix a incité l’artiste à produire avec la maison d’édition  Lannoo une réédition actualisée, étoffée et complètement revisitée de sa monographie qui fit l’objet de tant d’éloges. L’accent  y est, en l’occurrence ,mis non seulement sur ses productions typographiques et stylistiques mais tout autant sur les créations plastiques et sur des sélections qui viennent compléter ses plus récentes réalisations .

Gert Dooreman, concepteur de livres et d’affiches réputé, a débuté sa carrière en tant qu’illustrateur travaillant entre autres pour des quotidiens et périodiques tels que De Morgen, Playboy et De Standaard. Pendant près de 15 ans, il allia son travail d’illustrateur à la mise au net pour se concentrer par la suite principalement sur les aspects graphiques et surtout typographiques. Il s’est ainsi fait un renom en tant que styliste attitré de Tom Lanoye, ainsi que par le restyling des médias tels que De Standaard et Humo, tout en concevant des affiches pour un nombre important de théâtres et la publication d’ouvrages produits par les principales maisons d’édition de Flandre et des Pays-Bas.

 

Escale

Un cocon où les enfants s’épanouissent: c’est l’image romantique du foyer. Mais que se passe-t-il lorsque la famille n’offre pas le cadre attendu ? Et si l’enfant mineur devient lui-même source de problèmes ? Les autorités doivent alors intervenir, dans son intérêt. Mais que cela implique-t-il pour l’enfant lui-même ? Son placement dans une institution d’aide à la jeunesse représente-t-il une escale, une halte ou une intervention qui influencera toute sa vie, et parfois le traumatisera?

Escale présente l’histoire de l’aide à la jeunesse : de l’optimisme des institutions qui se veulent des alternatives pédagogiques jusqu’à la sensibilité récente à l’égard des pratiques pouvant fragiliser l’enfant. Les institutions d’aide à la jeunesse prodiguent des soins et une protection, mais peuvent également laisser des blessures. Les enfants y sont-ils éduqués ou infantilisés ? Escale répond à un ardent et actuel débat de notre société et propose d’intensifier par le visuel les questionnements autour de l’aide à la jeunesse.

Chambres Obscures

De tout temps, l'homme abattu et tourmenté suscite notre questionnement. Quelle peut donc être la différence entre un génie connaissant des passages à vide et le dément assailli de mélancolie ? Quelle peut être l'influence des différentes humeurs corporelles sur les humeurs de l'esprit ? L'excès de mauvaise bile peut-il être la cause d'accès mélancoliques ? Dans quelles circonstances l'humain subit-il  les effets des saisons et quel est donc ce rôle mystérieux attribué à Saturne ?

Chambres obscures illustre différentes formes et apparitions d'une mélancolie séculaire mais fait aussi la lumière sur son corollaire contemporain qu'on nomme dépression. L’exposition démontre dans quelle mesure le spleen et la mélancolie ont non seulement  été l’attribut d'un grand nombre d'artistes et de chercheurs mais constituaient également leur source d'inspiration. Chambres obscures jette un regard sur la fascination artistique face à ses répercussions psychologiques.

Un catalogue richement illustré a été publié à l’occasion de cette exposition (N/F/A, 144 p., Uitgeverij Hannibal).

Je vois ce que tu ne vois pas

Je vois ce que tu ne vois pas et la couleur est … rouge: nous disait la comptine. Devine donc ce que c’est !?  Ce que je vois !? Ce qui hante dans ma tête!? L’objet que ‘je vois’ se trouve dans cet espace et j’en annonce la couleur comme un indice. Les participants devinent jusqu’à donner la langue au chat: le jeu est hasardeux, amusant, énervant et hilare. Passe-t-on à côté de ce qui brûle? Ne remarque-t-on pas le petit détail? Voit-on comme les autres?

Je vois ce que tu ne vois pas expose les œuvres d'artistes frappés d'autisme. Va-t-on voir les choses différemment du seul fait de le savoir? Les préjugés, les stigmatisations, le ‘que sais-je ?’ de l'autisme vont-ils influencer notre manière de voir les choses ? Ou tout cela ne jouerait-il pas et l'œuvre serait-elle aussi bonne ou nulle, jaune ou bleue comme celle d'artistes non autistes? Je vois ce que tu ne vois pas laisse la question ouverte. Mais le défi ne consiste-t-il pas à  regarder, comme dans le jeu,  au départ d'un indice, l’œuvre sans a priori, pour en trouver la clé?

En collaboration avec akku e.V. (Autismus, Kunst und Kultur)

Roger Ballen

L’œuvre du photographe Roger Ballen (New York, 1950), qui vit en Afrique du Sud, subsiste. Il a acquis une renommé internationale avec ses portraits d’Afrikaners marginalisés alors que l’apartheid battait son plein. L’exclusion culturelle, la pauvreté et l’inceste ont fourni des images de silhouettes décharnées, en marge de la société. Par la suite, l’œuvre de Roger Ballen est plus complexe : des photos en noir et blanc dans lesquelles se fondent l’homme, l’animal et le dessin. La cruauté de la condition humaine, l’ultime effort du corps humain, la frontière mince entre la normalité et l’anormalité : les photos de Roger Ballen sont autant de témoignages étourdissants d’un grand voyage psychologique.

Guerre et Trauma

Comment soignait-on les soldats blessés sur le front pendant la Première Guerre Mondiale et qui s’en chargeait ? Comment les victimes étaient-elles évacuées ? Qu’arrivait-il aux soldats souffrant d’obusite ? Était-ce des tire-au-flanc, des hystériques ou bien des esprits vraiment traumatisés ?

À la veille des grandes commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, la double exposition Guerre et traumatisme souligne le fait que, même cent ans plus tard, c’est avant tout au sort des gens qu’il faut songer. Le Musée In Flanders Fields d’Ypres se penche sur l’organisation générale des soins de santé sur le front au cours de la Première Guerre Mondiale. Quant au Musée Dr Guislain de Gand, il s’arrête sur divers conflits du vingtième siècle en plaçant toujours l’accent sur cette branche spécifique de la médecine qu’est la psychiatrie.

 

Des soldats et des ambulances 1914-1918

Quand la guerre a éclaté, aucune armée d’Europe n’était parée pour accueillir l’immense flot de victimes et les soigner dans des conditions décentes. La force de frappe des armées s’est accrue, la défense a été renforcée, mais le soin aux victimes est resté largement à la traîne. Ce sont des actions privées, des œuvres philanthropiques et l’intervention héroïque de quelques individus qui ont pallié les manquements de l’organisation médicale militaire.  L’exposition Des soldats et des ambulances 1914-1918 passe à la loupe les soins médicaux dispensés sur le front du Westhoek. À quels types de blessures et de maladies les médecins des hôpitaux de campagne étaient-ils confrontés ? Quels traitements étaient appliqués ? Et où trouve-t-on encore, aujourd’hui, des traces des voies d’évacuation ?

Au fur et à mesure de la progression de la guerre, les soins médicaux ont eux aussi évolué : l’organisation et l’accueil se sont améliorés. La plus grande avancée dans ce domaine a néanmoins été la reconnaissance, bien qu’à contrecœur, des traumatismes  psychiques consécutifs à la guerre.

 

Des soldats et des psychiatres 1914-2014

Au cours de la Première Guerre Mondiale, de nombreux soldats firent preuve d’un comportement bizarre, inquiétant et perturbé, appelé « obusite ». Ceci plaça les dirigeants militaires devant un dilemme : s’agissait-il de victimes d’un véritable traumatisme ou simplement de lâches espérant ainsi être éloignés de la terreur du front ? Fallait-il les évacuer ou plutôt les renvoyer au combat ? Et comment soigner efficacement ce mal ? L’exposition Des soldats et des psychiatres 1914-2014 étudie l’attention portée aux troubles psychiques et leur soin pendant la Grande Guerre, mais s’arrête aussi sur des conflits plus récents du siècle passé. Comment un psychiatre traite-t-il aujourd’hui un soldat atteint du syndrome de stress post-traumatique ? Celui-ci est-il mieux compris ? Et quel regard les correspondants et photographes de guerre portent-ils sur les violences de guerre et les souffrances psychiques ?

Des soldats et des psychiatres met en images les conséquences psychiques de la guerre, depuis les premières photos de cas d’obusite et les photos de guerre actuelles jusqu’aux dessins de patients psychiatriques tués pendant la Deuxième Guerre Mondiale.  Mais parfois, la guerre est à nos portes : les victimes de viols ou d’abus souffrent des mêmes symptômes de SSPT. Des soldats et des psychiatres montre l’évolution de la notion de traumatisme : de l’obusite au syndrome de stress post-traumatique, de 1914 à 2014.

Gideon Kiefer – dessins

L’univers de Gideon Kiefer est peuplé de médecins, d’infirmières, de scientifiques tous très affairés par des expériences aussi bizarres qu’absurdes. Les hommes y figurent en blouse ou engoncés dans des costumes, les femmes sont joliment coiffées avec convenance : tous jouent leur rôle dans ce rêve dessiné par Kiefer. Des personnes de grande taille examinent scrupuleusement de petits êtres tandis qu’ailleurs, des foules s’attroupent dans des bâtiments sombres et désolés. Que peuvent-ils bien y faire ?

Gideon Kiefer – dessins nous présente de petits ouvrages souvent réalisés sur des couvertures de livres déchirées ainsi que d’autres œuvres plus récentes de grand format. À chaque fois, baignant inéluctablement dans cette ambiance déplaisante de la démence maîtrisée, le spectateur devient témoin de réunions secrètes, d’opérations mystérieuses et de tests étranges. Ainsi, à travers ses œuvres, Kiefer retranscrit parfaitement l’inépuisable sujet de recherche que constitue l’homme.

XXH

La collection d’art contemporain d’Estelle et Hervé Francès (Senlis, France) présente l’homme « dans tous ses états » : traité avec beaucoup de respect ou au contraire de manière particulièrement brutale, il est examiné de la tête aux pieds, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Qu’y découvre-t-on ? L’homme (H) dans des dimensions supérieures (XX): avec ses pulsions destructrices et sa fougue brutale, en proie à une lutte sans merci ou en quête de ce qui est défendu. On y décèle aussi l’homme capable de croire et d’aimer.

De nombreux artistes contemporains de renommée internationale ont dépeint nos excès  à travers de grandes thématiques telles que la mort, la religion, la guerre, la maladie ou la sexualité. Au sein de l’exposition, ces œuvres engagent un dialogue avec certaines pièces issues de la collection permanente du musée Dr Guislain.

À travers des images percutantes, ce n’est pas la beauté qui est mise en exergue mais plutôt l’homme en train de chercher, de lutter, de perdre ou de gagner. Ainsi, suscitant parfois le malaise mais jamais l’indifférence, les œuvres troublantes de la collection d’Estelle et Hervé Francès nous font prendre conscience de nous-mêmes en ce monde et nous invite au débat.

Femmes névrosées

Les femmes sont depuis toujours considérées comme plus « névrosées » que les hommes : elles souffraient plus souvent d’instabilité et de maladie mentale, elles étaient plus souvent tourmentées par des esprits et autres démons. En fait, sont-elles plus inclines aux « maladies de l’esprit » ?

Au dix-neuvième siècle, certaines femmes semblaient devenir folles à cause de leur peu de liberté de comportement. Or, en ce début du vingt-et-unième siècle, certaines femmes paraissent précisément plier sous le poids de cette « liberté ». L’idée plane que les obligations que la société leur impose, à savoir faire carrière, soigner leur look et mener une vie sociale trépidante, est trop pour elles. Mais est-ce vraiment le cas ?

L’exposition présente sept « couples » patiente-psychiatre : un tableau remarquable de l’évolution de la société et de la psychiatrie, montrant comment certaines maladies mentales comme l’hystérie ont été liées à une époque, comment la nôtre suscite et supporte de nouvelles formes de comportements perturbés.

Femmes névrosées souhaite alimenter le débat sur la position « particulière » de la femme dans la psychiatrie. Dans l’exposition Femmes névrosées, on aborde les manies, la mélancolie, les nerfs délicats, les tics théâtraux, les amours passionnelles, l’automutilation, l’ennui, la rébellion, l’anorexie.

Dangereusement jeune

Enfanter, voilà un événement bien particulier: l'avenir se déploie devant vous. L'enfant mérite l'amour, la protection et l'attention qui lui donneront toutes les chances possibles de s'épanouir.  Parents, éducateurs, enseignants tous concourent pour y parvenir au mieux de leurs possibilités. ‘Qui détient la jeunesse, détient l'avenir’: belle promesse, heureuse perspective. Et pourtant, pas de roses sans épines ni de médaille sans revers: que faire lorsque l'éducation piétine, s'écarte, s'égare? Que faire lorsque l'enfant tombe malade? Lorsque la société ne lui octroie ni le temps ni l'espace pour se développer? Que faire avec ses jeunes lorsque parents et formateurs jettent l'éponge?

L'exposition Dangereusement jeune. Enfant en danger, enfant dangereux invite le visiteur à suivre l'itinéraire d'un grand questionnement. Comment les artistes représentent-ils l'enfant chéri sans problèmes? Mais, par ailleurs, comment montrent-ils des situations où les enfants deviennent un péril pour les adultes? Comment des psychiatres, éducateurs ert journalistes ont-ils décrit, formé, aidé des enfants qui, d'une manière ou de  l'autre,  constituaient une menace?

L'exposition a fait l'objet d'un catalogue publié (N/A), 192p., Lannoo, Mise en forme Dooreman, quadri, avec des articles d'e.a. Peter Adriaenssens, Bruno Vanobbergen, Gerda Dendooven

Dangereusement jeune est une collaboration entre le Commissariat aux droit de l'enfant, Kopergietery, Gezinsbond et le Musée Dr. Guislain

Yoga au Musée Dr. Guislain

Yoginis Mounira Bazzi et Katherine Walker organisent un cours de yoga de 45 minutes au Musée Dr. Guislain. Après elles donnent une présentation sur la yoga psychologie moderne. S'inscrire par courriel à info@museumdrguislain.be. Prix: 10 euro (inclusive un ticket pour le muée, ouvrir de13h à 17h).  

Petits Estivants

Dans cette salle c’est aux enfants de jouer. Venez après votre visite au musée aux Petits Estivants pour vous amuser en toute créativité et jouer. Bricolez, dessinez et modelez en prenant les œuvres d’art d’Estivants comme source d’inspiration. Ainsi vous contribuez à une expo été lors des Schatten van Vlieg.

Performance, musique et d'art

Découvrez l’exposition la plus récente du Musée Dr. Guislain. À côté d’une visite à Déséquilibre et à Sous-exposé, vous entrez dans le palais des glaces de la note tordue, l’univers sauvage de l’expression et des sons non filtrés. Le Project Z rend hommage à la musique (mal) aimée d’artistes exceptionnels. Préparez-vous à une nuit pleine de surprises musicales, entre autres, de Babenko, Pawlowski et De Wachter.

Webinar Engagement from a distance

Tuesday June 9th 2020, 11.00 – 12.30 hour GMT / The registrations have now been closed.

How do you reconcile an ongoing community project with social distancing? For a number of practitionars and community workers, this question is currently very important. After all, it is far from self-evident for people in a vulnerable situation to participate in  digital communities. Certainly if meeting physically with others and doing hands-on activities are essential to support their wellbeing and mental health.

To explore how we can develop expertise to support people in a vulnerable situation online, some partners from the heritage and mental healh sectors in Flanders came together. They already are working together in a serie of projects in the program Cultural heritage, health and wellbeing. With this international webinar ‘Engagement from a distance’ they want to share best practices and discuss the topic of community engagement from a distance with colleagues from all over the world.

Organized by Museum Dr. Guislain and FARO. Flemish interface centre for cultural heritage

Program

  • 11h00 Introduction by Bart De Nil (FARO)
  • 11h10 Ilse Mariën (imec-SMIT-VUB) Taskforce e-inclusion and the COVID-19 crisis in Flanders: Prof. Dr. Ilse Mariën is a post-doc researcher at imec-SMIT, a research institution attached to the Vrije Universiteit Brussel (VUB) where she is leading several policy-oriented projects related to the societal impact of digitalization, digital inequalities, digital skills and e-inclusion. Ilse heads the Data Governance and Communities Unit – a team of over 15 junior and senior researchers – and coordinates the Databuzz program which focuses on strengthening data literacy within schools and adult education. During the COVID-19 crisis, she founded the Taskforce e-inclusion together with over 20 civil society organisations, local authorities, researchers and industry actors. The aim of the Taskforce is to rapidly tackle the lack of access to digital tools amongst vulnerable groups and provide online and offline support to those lacking digital skills.
  • 11h30 Tom Vansteenkiste (Recovery Academy Antwerp) Online safeguarding if you are working with vulnerable participants: Tom Vansteenkiste is psychologist and coordinator within the psychiatric services of Zorggroep Multiversum. During his professional career he build up expertise in psychosocial rehabilitation and recovery oriented care for people with serious mental illness. As coordinator of the Antwerp Recovery Academy he is firmly convinced that working with cultural heritage benefits the recovery process of mentally vulnerable people. He works with archives, museums and libraries on several pilots. He is now examining how to work with clients of the psychiatric services and the Recovery Academy in an online and virtual context whilst safeguarding it as a safe place.
  • 12h50 Claire Wellesley-Smith (Open University) Local Colour and Bradford Covid-19 Stitch Journal: Claire Wellesley-Smith is an artist, writer and researcher based in Bradford, West Yorkshire. She delivers the long-term artist residency ‘Local Colour’. A hands-on community project in Accrington, Lancashire which is now continuing to work online. She also led the Bradford Covid-19 Stitch Journal project. This community textile project largely took place virtually due to social distancing requirements.
  • 12h10 Q&A
  • 12h30 Presentation program international conference ‘Cultural Heritage for Mental Health 2’ on 10 and 11 december 2020 in Museum Dr. Guislain in Ghent.

Parcours de famille

Pour des familles il existe un parcours captivant à travers Sensations. Vous vous promenez à votre propre rythme dans l’exposition et vous recevez des instructions créatives. On peut regarder l’art de différentes façons, avec des sens différents. Les œuvres d’art parlent à votre imagination et captivent votre imagination. Elles vous plongent dans un autre monde.

Quand ? Non-stop pendant les heures d’ouverture.

Pour qui ? Pour des familles avec des enfants de 5 à 10 ans.

Prix ? Gratuit (les adultes paient un ticket pour le musée).

Danser brut en ligne

Êtes-vous encore dans l’impossibilité de nous rendre une visite physique dans le musée et voulez-vous jeter quand même un coup d’œil sur l’exposition Danser brut ? Alors vous pouvez nous rendre une visite virtuelle via le tour 360°. Promenez-vous en ligne dans les salles et apprenez plus sur les œuvres que nous avons sélectionnées pour vous ! L’exposition examine à la loupe le mouvement sous toutes ses formes : du manège à l’épidémie de danse, de la trance à l’hystérie, de l’hospice à la scène. Voulez-vous découvrir l’expo avec vos enfants ? Alors suivez le parcours en ligne Dans jouw dans (seulement en néerlandais). Yogamine a développé une série d’exercices qui correspondent à des thèmes différents de Danser brut. Imaginez-vous la sensation d’être un manège. Utilisez votre fantaisie et inventez votre propre danse. Positions physiques, une méditation en mouvement, des jeux de respiration et le chant sont passés en revue.

Découvrez le tour et le parcours en ligne. Les différentes icônes indiquent où vous pouvez voir une image, lire plus d’informations ou trouver un exercice de Dans jouw dans.